au chevet des malades

Pas un jour ne passe sans qu'on nous invite à plus de respect pour notre environnement naturel. Nous avons joué à l'apprenti-sorcier avec la nature, croyant qu'elle se plierait éternellement à nos envies, et nous sommes aujourd'hui conduits à le regretter.

Ouvrir des débats sur la vie, n'est-ce pas s'ériger en apprenti-sorcier sur des questions qui sont tout sauf anodines ? Malgré les risques encourus, des groupes de pression profitent de chaque élection présidentielle pour relancer le débat : homoparentalité, euthanasie, expérimentations sur l'embryon, ... Tout y passe.

Tous, responsables politiques compris, sommes bien conscients que ces questions nous dépassent. Mais, avec les élections, nous sommes sommés d'avoir un avis sur la question, si possible différent de celui de nos aïeux.

Pour chaque situation de détresse existe une réponse qui n'est pas nécessairement dans un texte de loi. Cette réponse est dans les coeurs et de nombreux exemples montrent qu'il est possible d'inventer une société qui, plaçant la personne au centre, mettrait la solidarité nationale au-dessus de toutes les solutions de facilité. Car il est plus facile de faire des lois que de répondre avec humanité aux besoins exprimés par chaque personne. Il est plus facile de se débarrasser d'un parent malade que de lui témoigner son amour par des actes et des mots. Une étude récente montre qu'en France, une personne âgée sur trois passe des journées sans parler à quiconque.

Alors, faut-il débattre de ces questions ? Dans une société en perte de valeurs, il y a un risque à ouvrir le débat. Concernant l'euthanasie, des personnels de santé invitent à l'extrême prudence et rappellent les nombreuses promesses portées par le développement des soins palliatifs. Au sujet de l'homoparentalité, ce sont des professionnels de l'enfance qui tirent la sonnette d'alarme et exposent les multiples conséquences qui découleraient d'une telle évolution. au chevet des malades

Face à une vague de sentimentalisme exacerbé qui semble pouvoir briser les dernières resistances, les jeunes s'inquiètent de ce meilleur des mondes qui leur est préparé. Et comme ils aiment la vie, ils ont décidé de la célébrer de manière festive. C'est le sens de la Life Parade qui se déroulera le samedi 17 mars prochain à Paris. Une initiative intéressante qui nous dit : regardez comme la vie est belle et comme les hommes sont capables de s'entraider pour protéger les plus faibles et soulager les détresses de ceux qui souffrent. Allez-y faire un tour. Ce n'est pas le meilleur des mondes qu'ils nous proposent mais un monde plus beau.

Venons-en aux livres de la semaine. Pour comprendre les rouages des faux débats des groupes de pression, le livre Moralement correct de Jean Sévillia devrait vous éclairer. Sur l'homoparentalité, il ne faut pas passer à côté du livre de Xavier Lacroix La confusion des genres : vous verrez que ces évolutions viennent de théories absolument infondées et invalidées par les recherches les plus récentes (lire aussi à ce sujet Why Gender Matters de Leonard Saxe, en anglais). Sur l'euthanasie, l'excellent thriller d'Elisabeth Bourgeois Les assasins sont si gentils est à diffuser largement. Les réponses aux demandes d'euthanasie sont dans le livre de D Ledogar Au chevet des malades : lorsque l'on apprend à accompagner les malades, la souffrance prend un autre sens, et pour le malade, et pour les proches eux-mêmes.

Retrouvez ces livres dans la sélection de la semaine